Deuxième article MC2

Une nouvelle hypothèse concernant le fonctionnement de l’Univers.

 

La confirmation prochaine de l’existence de l’étoile Sanduleak-69o202 (Sk-69) annoncerait-elle la fin du monde? Si la science parvenait à démontrer que cette étoile, à l’origine de la supernova SN1987A, est toujours en vie, cette avancée sonnerait le glas des théories contemporaines portant sur l’évolution stellaire. Du même coup, cette preuve invaliderait l’idée que les petits blocs de matière puissent s’assembler pour en former de plus gros. Si l’étoile Sk-69 est toujours là, le vieux concept d’assemblage (de la matière) serait forcé de céder sa place à celui d’un univers où la matière se divise à toutes les échelles de grandeur.

S’il est vrai que les sociétés se moulent à l’image de leurs connaissances, à quoi pourrait ressembler notre société de demain? La probable découverte de Sk-69 représente plusieurs enjeux considérables. La confirmation de son existence pourrait nous permettre, entre autres, d’éclaircir la situation, à savoir si nous vivons à l’intérieur d’un univers où l’ordre est issu du chaos ou dans un univers régi par l’ordre depuis son origine. Quel est donc le principe qui gouverne notre univers? L’assemblage (l’ordre issu du chaos) ou la division (l’ordre depuis l’origine)?

En 1934, deux astronomes, Fritz Zwicky et Walter Baade, ont avancé que les étoiles ordinaires se métamorphosaient en étoiles à neutrons lors des supernovæ. Comment ont-ils fait pour appréhender la nature de ces dernières ? Il était pourtant impossible de comprendre ce que ces explosions stellaires représentaient, à cette époque, car trop peu de données concrètes les concernant étaient disponibles. On croyait ces deux hommes en avance sur leur temps; peut-être inspirés par l’esprit divin ou simplement chanceux d’être tombés par hasard sur la bonne supposition. Mais, il est aussi possible de croire que leur hypothèse puisse être tout simplement… une erreur de perception.

Étoile Sanduleak -69 202 supernova et le Mystery SpotLorsque le télescope Hubble nous a permis d’observer de près la supernova SN1987A, au mois d’août 1990, les astronomes du monde entier croyaient détenir l’ultime preuve photo confirmant que Zwicky et Baade avaient vu juste. Mais, se pourrait-il que ces clichés démontrent toute autre chose qu’une étoile qui se serait métamorphosée en une étoile à neutrons?

Le non-initié que j’étais, il y a quelques années, se demandait comment les photos de la supernova SN1987A pouvaient corroborer l’hypothèse de Zwicky et Baade. Je nourrissais la conviction qu’aucune conclusion quant à la nature des supernovæ ne pouvait être tirée de ces clichés (voir, par exemple, l’image à la figure 01B). Je me demandais quel type d’explosion avait bien pu faire apparaître une masse de débris au centre d’un anneau. Or, cela me semblait difficile à dire. Si l’étoile Sk-69 s’était métamorphosée en une étoile à neutrons, tel qu’on le prétendait, pourquoi les astronomes n’avaient-ils jamais réussi à la détecter? De l’aveu de certains professionnels, la supernova SN1987A ne correspondait pas vraiment à ce que la théorie de Zwicky et Baade avançait. D’autres astronomes clamaient haut et fort le contraire. Il faut croire qu’à cette époque, à défaut d’une autre hypothèse sérieuse, les spécialistes de la question se sont contentés d’apporter des modifications à la théorie en cours afin que celle-ci puisse correspondre aux nouvelles observations.

Au fil des années, et à la grande surprise de tous, le télescope Hubble a vu apparaître un jet de débris émanant de l’endroit où « était » située l’étoile Sk-69. Celui-ci s’allonge sans cesse, encore aujourd’hui, et s’étend maintenant sur plus d’une année-lumière. Un jet de débris? Je me demandais comment cela pouvait être possible.

Je ne suis pas le seul à m’être interrogé à savoir comment une étoile qui s’autodétruit pourrait n’exploser que d’un seul côté et faire apparaître, à sa suite, un jet de débris. Les astrophysiciens se sont eux aussi penchés sur cette épineuse question. À la lumière de ma propre petite enquête, je n’étais d’accord avec eux que sur un seul point : une explosion s’était effectivement produite. Toutefois, la nature de celle-ci ne me paraissait pas certaine. Malgré que les astronomes soient convaincus que l’étoile s’était autodétruite à la manière d’une grenade qui explose (libérant, du même coup, une quantité phénoménale d’énergie), un gros doute persistait dans mon esprit.

Depuis quelques siècles, plusieurs astronomes se sont prononcés sur la prétendue nature des supernovæ, mais sans grand succès. Quelles étaient les chances que je puisse saisir moi-même ce que ces explosions stellaires représentaient? Pratiquement aucune. Néanmoins, en lisant le livre de Donald Goldsmith, SUPERNOVA! The exploding star of 1987, une idée nouvelle s’est formée dans mon esprit. L’un des passages de ce livre mentionne qu’un point très lumineux, baptisé Mystery Spot, avait été photographié à proximité du lieu de l’explosion (voir figure 01A). Malgré que les astronomes aient relégué ce mystérieux objet au rang des anomalies mineures, j’étais stupéfait de sa présence! Se pouvait-il alors que les supernovæ soient des… ? Non ! Ce n’était pas possible ! Je ne voulais pas y croire. Impossible que ce soit ça ! Sinon, pourquoi personne n’aurait-il avancé l’idée avant moi? Peut-être que la réponse était trop évidente pour que l’on puisse y voir clair. J’ai donc pris contact avec l’auteur de ce livre qui m’a rapidement mis en relation avec Nolan Walborn, un des astrophysiciens ayant travaillé, à l’époque, sur cette supernova. Ma correspondance avec lui m’a inspiré. Je m’engageais alors dans un étroit chemin, non balisé, qui recelait le potentiel de changer à tout jamais notre façon de comprendre l’univers dans lequel nous vivons.

J’avais des doutes quant au scénario de l’autodestruction, mais là, ce « Mystery Spot » m’avait convaincu que l’étoile ne s’était pas pliée à cette finalité. Selon mon idée, Sk-69 avait plutôt subi une désintégration stellaire au même titre qu’un atome.

Toutes les pièces du casse-tête s’assemblaient dans ma tête. Il n’y avait qu’une conclusion possible : nous vivons à l’intérieur d’un univers d’engendrements, un fractal! Les sphères de matière, à toutes les échelles de grandeur, en engendreraient de plus petites. De la même façon qu’un atome de radium, par exemple, engendre le cœur d’un atome d’hélium lorsqu’il se désintègre, l’étoile Sk-69 en aurait engendré une nouvelle lorsqu’elle s’est elle-même « désintégrée ». J’étais donc persuadé que le Mystery Spot était une nouvelle étoile venant de naître.

Quelques jours après avoir eu cette idée, je lisais un article qui m’apprit que l’angle du Mystery Spot, par rapport à Sk-69, était le même que son jet de débris. Que la nouvelle étoile (Mystery Spot) et le jet de débris aient été aperçus dans la même direction me semblait aller de soi. J’expliquais cela par l’idée que, lorsque l’étoile Sk-69 avait éjecté de ses entrailles le Mystery Spot, une impressionnante quantité de matière intrastellaire avait dû être expulsée en même temps que lui. La masse de débris située au centre de l’anneau m’apparaissait soudainement n’être qu’une enveloppe de résidus placentaires occultant Sk-69. Est-ce vraiment le cas? Nous le saurons bientôt.

En effet, grâce au télescope James Webb (qui sera lancé à la fin de 2018) pouvant percer dans l’infrarouge les denses nuages interstellaires, nous pourrons repérer la présence de l’étoile. Si cette découverte a lieu, ce sera, répétons-le, l’effondrement des théories actuelles concernant le cycle de vie des étoiles. Détecter la présence de l’étoile Sk-69 annoncerait une nouvelle ère de connaissances, et donc, en quelque sorte, la fin de cette « réalité » dans laquelle nous vivons présentement.

Depuis cette idée, ma vie a changé. Je me suis fixé comme objectif de convaincre les scientifiques de la pertinence de cette nouvelle théorie. Mais, comment y parvenir? Et par où commencer?

Me voilà donc en train d’écrire cet article, espérant inspirer quelqu’un qui pourrait contribuer à fournir la preuve qui m’est nécessaire pour appuyer mes dires. Je cherche avant tout à entrer en contact avec une équipe d’astronomes faisant de la recherche et possédant du temps d’observation sur le télescope James Webb. Je souhaiterais les convaincre de scruter cette région de l’espace où s’est produite la supernova SN1987A. Le Canada sera l’un des premiers pays à pouvoir utiliser ce télescope et, en ce sens, il pourrait se targuer d’une découverte majeure qui changerait notre perception de l’Univers.

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Pour ceux qui seraient intéressé à lire mon article plus détaillé à ce sujet. Situé dans la section « Articles phares » : La science contemporaine peut-elle mener à l’unification? Et si les supernovæ n’étaient pas des étoiles qui s’autodétruisent?

 


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