Premier article MC2

Une nouvelle hypothèse concernant le fonctionnement de l’Univers.

 

Après avoir travaillé pendant plus de 12 ans dans mes temps libres à développer une nouvelle hypothèse concernant le fonctionnement de l’Univers, j’ai été invité par le comité de Mensa Montréal à présenter deux articles que j’ai écrits à ce sujet, lors de l’Assemblée générale annuelle qui s’est tenue le 22 octobre 2016.

Si j’avais d’abord cru, en toute naïveté, pouvoir ébranler les membres aux impressionnants QI quant à leur perception du fonctionnement de l’Univers, contre toute attente la seule personne qui m’a semblée sortir ébranlé de cette conférence a plutôt été moi-même…

Pour l’essentiel, cette nouvelle hypothèse que j’ai émise remet en question le présupposé principe « d’assemblage » qui sous-tend les sciences contemporaines, de la physique des particules à l’astrophysique. Après avoir d’abord résolu quelques problèmes techniques avec le projecteur qui devait servir à ma présentation, j’ai commencé mes explications en étant beaucoup moins nerveux que j’aurais pensé pouvoir l’être. Mon plan de match était simple : faire valoir deux idées principales et les extrapoler.

La première de ces idées soutient que tout ce qui existe dans l’Univers serait en train de se diviser (et non pas de s’assembler, tel qu’on le croit généralement). La deuxième idée suppose qu’il n’existe qu’une seule force dans l’Univers, c’est-à-dire celle qui divise la matière de l’intérieur. Je disposais d’une bonne heure pour convaincre les membres de l’assemblée que cette force de division — de nature électromagnétique — pouvait rendre compte de tous les phénomènes physiques contenus dans l’Univers.

Dans la première partie de ma présentation, j’ai ouvert la discussion à savoir si les atomes, les molécules et les étoiles avaient bel et bien été créés, tel qu’on nous l’enseigne depuis notre plus jeune âge, par un quelconque processus d’assemblage de la matière. En effet, ne nous enseigne-t-on pas à l’école que les molécules sont les fruits d’un assemblage de plusieurs atomes? Et ne lit-on pas dans les livres traitant de la question que les étoiles naissent de l’accrétion de gaz, de débris et de poussière interstellaire? Bien que cette idée d’assemblage suggérant que les petits blocs de matière s’assemblent pour en former de plus gros existe depuis l’époque ionienne, j’ai voulu proposer une autre façon de concevoir les choses. À cet effet, le titre de mon premier article l’énonce clairement : La science contemporaine peut-elle mener à l’unification? Et si tout se divisait au lieu de s’assembler? J’ai interrogé mon auditoire à savoir s’il se peut, selon eux, contrairement à la croyance populaire, que la molécule d’eau ne soit pas un assemblage de trois atomes, mais plutôt le fruit d’un bourgeonnement atomique. En effet, se pourrait-il que les deux atomes d’hydrogène de la molécule d’eau s’avèrent plutôt des excroissances d’un atome un peu plus dense que l’oxygène? Que ceux-ci évoluent un peu à la manière de bourgeons ayant poussé au bout d’une branche? Certains participants me regardaient avec un air pensif pendant que d’autres adoptaient un air plutôt amusé.

Il m’a semblé que la table était mise, comme il convenait de le faire, dès le début de la présentation. Devant moi se sont rapidement dressés deux clans, et ce, à ma grande surprise. Dans le premier, des gens ayant des baccalauréats, des maîtrises, des doctorats en sciences et beaucoup de convictions et, dans l’autre, des gens moins instruits sur ce sujet et faisant preuve, par conséquent, de moins d’appréhensions. Ces derniers me semblaient plus ouverts d’esprit.

Dans la deuxième partie de ma présentation, j’ai posé la question à savoir s’il était possible que les étoiles puissent subir, tout comme les atomes, des désintégrations stellaires. La question semble anodine, mais elle nous renvoie à l’idée que nous puissions vivre à l’intérieur d’un fractal, c’est-à-dire à l’intérieur d’un Univers où la matière se transforme toujours de la même façon, et ce, à toutes les échelles de grandeur. Que notre Lune puisse être sortie des entrailles de la Terre — en formant du même coup le cratère Nastapoka dans le nord du Québec ainsi que des millions de lacs tout autour — est une idée qui m’a semblé s’introduire insensiblement dans l’esprit des gens qui se trouvaient devant moi. Lorsque j’ai suggéré ensuite que notre Soleil ait pu lui aussi se désintégrer (une nouvelle fois) il y a environ 3500 ans, faisant apparaître cette fameuse et énigmatique 5e planète dans notre ciel, j’ai aperçu quelques sourires se manifester pendant que d’autres membres de l’assemblée se grattaient la tête.

À quelques minutes de la fin de ma présentation, j’ai osé une prédiction. J’ai affirmé que lorsque le télescope James Webb observera en 2019-2020 dans l’infrarouge la région où a eu lieu la supernova SN1987A, il devrait découvrir l’étoile Sanduleak -69202 cachée sous l’épais nuage de poussière au centre de l’anneau. Cette étoile devrait théoriquement ne plus être là. En effet, les astrophysiciens la croient disparue après avoir explosé, telle une grenade, en février 1987. Non seulement cette étoile serait, selon ma compréhension, toujours bel et bien en vie, mais le télescope James Webb devrait aussi découvrir le fameux « mystery spot » en orbite autour d’elle, lequel a été détecté tout près du lieu de l’explosion, au printemps 1987, à l’aide de la technique d’interférométrie par granularité (en anglais : speckle interferometry). S’il s’avérait que l’étoile Sanduleak -69202 soit toujours en vie, ce sera assurément la consternation dans le monde de l’astronomie. Attendons voir.

La dernière diapositive de ma présentation suggérait que l’Univers puisse être ordonné, et qu’il n’y aurait ni chaos, ni hasard, ni force agissant à distance.

J’ai dit aux membres que s’ils devaient ne se souvenir que d’une seule idée parmi toutes celles développées durant l’heure, ce devrait être celle suggérant qu’il n’y a qu’une seule force qui agit dans l’Univers, celle qui transforme la matière de l’intérieur.

Suite à cette conclusion, les membres se sont prêtés volontiers au petit questionnaire à choix de réponses que je leur ai proposé, dont voici les résultats :

 

Question 01 : Certains atomes peuvent-ils se diviser par mitose atomique?

(20 personnes ont répondu)

  • Impossible – 40%
  • Je suis convaincu(e) que oui – 10%
  • Peut-être – 25%
  • Aucune de ces réponses – 15%
  • Le conférencier est tombé sur la tête – 10%

 

Question 02 : L’étoile double VFTS352 s’est créée…

(20 personnes ont répondu)

  • … par une rencontre gravitationnelle (ou collision) entre deux astres – 40%
  • … par mitose stellaire – 20%
  • … aucune de ces réponses – 40%

 

Question 03 : La courbe imaginaire [en pointillé blanc] représente-t-elle l’ancien équateur terrestre?

(21 personnes ont répondu)

courbe imaginaire et cratere Nastapoka

  • Impossible – 24%
  • Je suis convaincu(e) que oui – 5%
  • Peut-être – 43%
  • Aucune de ces réponses – 28%

 

Question 04 : Existe-t-il un lien de cause à effet entre le cratère Nastapoka et la courbe imaginaire?

(20 personnes ont répondu)

  • Impossible – 20%
  • Je suis convaincu(e) que oui – 0%
  • Peut-être – 50%
  • Aucune de ces réponses – 30%

 

Question 05 : Vivons-nous dans un fractal? (c’est-à-dire qu’à toutes les échelles de grandeur, la matière se transforme de la même manière.)

(19 personnes ont répondu)

  • Impossible – 32%
  • Je suis convaincu(e) que oui – 0%
  • Peut-être – 42%
  • Aucune de ces réponses – 26%

 

Plusieurs personnes sont venues me voir après la présentation. Certaines m’ont félicité, d’autres m’ont fait part de leurs commentaires et quelques-uns ont critiqué mon hypothèse. L’opinion des gens était mitigée et la critique d’une des participantes, je dois dire, a été plutôt acerbe. Malgré tout, cette rencontre a été pour moi une belle expérience. Évidemment, je serais sorti de là un peu plus satisfait si j’avais eu l’impression d’avoir changé la perception des gens. Ce qui, possiblement à l’exception de quelques-uns, ne m’a pas vraiment semblé être le cas…

Je retiens une chose de cette conférence : il est ardu de changer les idées bien ancrées dans la tête des gens. À ce propos, je me rappelle une citation d’Isaac Asimov : « Pour convaincre, la vérité ne peut suffire. » Il a bien raison. La vérité que je crois avoir découverte ne saurait suffire.

Néanmoins, malgré nos divergences de point de vue, nous sommes ensuite allés souper au restaurant L’Olive Noire, où j’ai appris à connaître un peu mieux les membres de Mensa Montréal et dont j’ai beaucoup apprécié la compagnie.

 


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